Mardi 13 Mai 2008
Le mot du metteur en scène
Par parfumsdintimite, Mardi 13 Mai 2008 à 13:02 GMT+2 dans Présentation
L’amour ne meurt jamais ! On peut le dire, oui, haut et fort ! Jamais ! Quel que soient les parcours, les accidents de la vie, quand deux êtres sont faits l’un pour l’autre, c’est à la vie, à la mort. Jean-Marc et Luc sont de ces couples que rien ne séparera jamais. Ils ne sont plus ensemble, certes, mais, rien n’y fera, ils s’aimeront toujours ! Bon, certes, ils se disent qu’ils ne peuvent plus vivre ensemble, que leur vision du monde et de la vie est trop irréconciliable… Sauf que je crois que s’ils s’écoutaient vraiment, comme nous les écoutons, nous, spectateurs, je crois qu’ils s’apercevraient que leurs pensées, leurs émotions, leur vision du monde et de la vie ne sont pas si éloignées que ça. Et c’est la force de ce texte ! L’air de ne pas y toucher !
Ce soir, deux êtres humains vont se parler comme jamais ils ne l’ont fait. La particularité, c’est que ce sont deux hommes, deux mâles, deux machos (car, oui, ils le sont malgré ce qu’ils pourraient en penser eux-mêmes) qui vont prendre la parole… C’est si rare que deux mecs parlent d’eux, de leurs sentiments et leur intimité…qu’il faut le souligner.
Michel Tremblay a voulu son texte comme une « pièce - conversation », et c’est ce à quoi, vers quoi j’ai amené mes comédiens durant les répétitions, afin de nous mettre nous spectateurs dans la situation de « voyeurs », comme lorsque nous regardons une certaine forme de télévision, celle qu’on appelle la « télé-réalité »…
S’il y avait une seule direction d’acteur que Renato et Laurent se devaient de retenir une fois mon travail fini, c’est : vous êtes sur scène comme vous seriez chez vous avec, au côté, dans l’intimité, la proximité de la personne que vous avez le plus aimé et que vous aimez encore, simple, détendu, sans peur et sans appréhension. Naturel ! Pas de « jeu », pas de « théâtre ». De la vie, de la vraie !
Bon spectacle !
Christian Bordeleau




